Envisager la mort et renaître plus fort.

Il y a quelques temps, dans une période difficile, j’ai pensé que je pouvais mourir. Pas que je sois dépressif ou suicidaire ni que j’aie perdu le goût de la vie. J’ai pensé que je pourrais mourir, que j’en avais la possibilité et le choix.

Cette pensée ne me dérangeait pas puisque la mort en soi n’est pas si dramatique : au mieux il y a une autre aventure après, au pire il n’y a plus rien et pas de regrets à avoir. Et j’ai réfléchis, mûrement, est ce que je devais terminer ma vie et si oui comment ?

J’y ai réfléchis plusieurs jours durant.

J’ai décidé que, si je le faisais, je m’ offrirais un plaisir avant un bon repas et une bonne bouteille de vin. J’ai imaginé les scénarios possibles. Ils étaient tous très agréable. Il y a un côté très apaisant à penser qu’on va fermer les yeux et qu’ensuite plus rien ne pèserait, c’était libérateur presque excitant.

Et puis j’ai pensé que c’était, bien entendu, une chose que je n’avais jamais faite dans ma vie et il m’est venu un peu de tristesse car je ne pourrais pas écrire ni décrire le voyage et les sensations.

Alors, j’ai imaginé comment je pourrais m’organiser pour pouvoir publier ce que je ressentirai jusqu’au dernier moment.

Mais.

Si j’avais envie de l’écrire, j’étais aussi tenté de connaître la réactions des potentiels lecteurs, la suite.  Je pensais à la suite c’est donc que je pensais à la mort, non pas comme la fin de la vie mais comme on clôture un chapitre. La mort était une image forte que je me renvoyais à moi même.

Comme on peut être rassuré à l’idée de se coucher et dormir et passer à un autre jour après une journée éprouvante, j’étais relaxé par l’idée de dormir éternellement alors que je vivais une suite de catastrophes qui semblait ne jamais vouloir se terminer.

À partir du moment où j’ai pu envisager la mort et imaginer la mienne toutes les choses​ qui me tracassaient ont perdu leur sens, j’ai tout relativisé. Dès lors, que je pouvais me séparer de ma vie je pouvais me passer de tout, il était devenu ridicule de m’inquiéter pour des petites tracasseries matérielles et terrestres.

L’idée de mourir, m’a alors déstressé.

Alors la vie est devenue plus simple à envisager, parce-que j’y ai laissé mes dernières peurs, mes derniers freins, tout est devenu léger et j’ai commencé à voir le monde avec un autre regard, comme si c’était la dernière fois que je vivais les choses et j’ai eu d’ailleurs envie de les apprécier au maximum.

Et de vivre pour la beauté que je vois à nouveau maintenant que mon regard n’est plus aveuglé par mes tracasseries intérieures.

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