Ce dont j’ai vraiment envie, ce que veux faire avec vous et ce dont j’ai envie de vous parler.

Vous êtes nombreux à me délivrer des messages de soutien et je vous en remercie du fond du cœur. Cependant, je n’ai pas créé ce blog pour me plaindre mais pour vous raconter l’aventure que je vis, ne vous en faites pas.

Car c’est comme cela que je le vis : une aventure. Je ne suis plus en France actuellement, je vis ou plutôt je survis à deux pas d’un camp de réfugiés. Camp où j’ai moi même séjourné sous prétexte que j’étais probablement terroriste, réfugié politique ou autre vermine bonne à enfermer. Je vous assure, c’était folklorique. J’ai d’ailleurs créé ce blog au sortir de cet endroit, d’où mon humeur des premiers jours.

Pourquoi et comment je suis arrivé là ? C’est une autre histoire.

Je ne me plains pas, je vous raconte, ne me plaignez pas imaginez que je suis une sorte de reporter “en immersion”. Ce que je vis actuellement et temporairement, d’autres le vivent depuis et probablement pour des années.

Ce dont j’ai vraiment envie de vous parler, c’est de ces gens que je croise au quotidien, ceux que l’on ne regarde plus, au point d’en oublier qu’ils ont une vie. Ces gens “témoins oubliés de notre société” (merci Laure) sans abris.

Parceque dans cette aventure, ce sont ces hommes et ces femmes que moi même je n’aurais pas regardé auparavant, quand je vivais une vie de “bourgeois” qui m’ont donné les plus beaux témoignages d’humanité et je les ai adoptés ou peut être que ce sont eux qui m’ont adopté.

J’ai envie aussi de vous parler de ces personnes, Que j’appelle les résistants mot qui prend tout son sens dans le contexte : des gens qui par des gestes même de petites actions prouvent tous les jours que l’humanité existe encore.

Des gens qui mériteraient qu’on leur consacre un livre. Mais je vais me contenter de vous dresser leur portrait autant que possible avec les moyens dont je dispose.

Je vous parlerai aussi des hyènes, ces malfaisants que j’ai souvent, un peu trop croisé ici parce qu’ils font partie de cet ecosystem et de mon aventure, de ma chute sociale que je devrais plutôt appeler suicide social.

Alors, oui je vis dans une “poubelle” je mange des restes et des croutes de pizza que les gens bien nourris laissent derrière eux, mais je suis persuadé qu’il en ressortira quelque-chose de bon.

Merci tout de même, je ne suis pas insensible à vos attentions.

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Bienvenue et merci de m’accorder un petit moment

Bonjour et merci de m’accorder un petit moment.
Je me présente… Enfin  appelez moi Maxime si vous voulez. je suis moi et pas grand chose de plus mais c’est déjà ça.
C’est difficile de l’admettre, même sur Internet, mais je suis en grande difficulté. Il y a de cela des années déjà que je galère vraiment. j’ai de bonnes capacités physiques et intellectuelles, un bon niveau d’étude, une bonne expérience professionnelle… tout est bon chez moi, jusqu’au moment où on arrive au “mais”… Continue reading “Bienvenue et merci de m’accorder un petit moment”

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Parceque des fois, j’ai envie de parler, dire quelque-chose, juste parler, transmettre une pensée ou simplement la figer et que cela ne nécessite pas forcément de mettre un article en ligne. Venez quand vous voulez vous même partager des mots où une pensée ou recherchez simplement une compagnie. On peut tout dire et parler de n’importe quoi à n’importe quel instant ici :

Journal des sentiments et pensées, une page pour se parler et se rapprocher.
https://cybercloch.wordpress.com/journal-des-sentiments-et-pensees/

Petite question de logique.

Attention vous avez exactement trente secondes pour trouver la réponse à ce problème :

Si on sait que RMI signifie revenu minimum d’insertion, que SDF signifie sans domicile fixe et ISF impôt sur la fortune comment appelle ton les gens qui sont :

1 au RMI : ?

2 SDF : ?

3 Assujettis à l’ISF : ?

 

RÉPONSES : Continue reading “Petite question de logique.”

L’homme est un relou pour l’homme

La surprise en allant me coucher hier soir. Je me suis fait dépouiller de toutes mes affaires, ils sont entrés en mon absence et ont tout pris. Et se sont approprié mon squat. La nuit a été courte et agitée.

Mais je sais qu’après toute épreuve il se passe quelque chose de bien. J’ai hâte de découvrir ma bonne surprise.

Cette nuit il a plu dans ma maison, je crois que la toiture est à refaire. Je me suis surpris à avoir cette réflexion  : si j’habitais une maison douillette et que j’avais des meubles et des biens craignant l’humidité cette nuit aurait été cauchemardesque.

Mais dans ma chambre improvisée, aucun risque, pas de papiers d’assurance à remplir, pas de travaux à envisager et cette infiltration d’eau a rafraichi l’endroit, ce qui n’a pas fait de mal.

Au final, j’ai bien dormi.

Il en faut peu pour être heureux, oui vraiment peu pour être heureux…

Passe le message à ton voisin.

J’ai toujours eu cette vision des choses : si chacun était un soutient pour son voisin la vie serait bien plus facile.

J’ai toujours trouvé que c’était une aberration de passer par des organismes, organisés et pas toujours forcément très humains pour “redistribuer” ou “prendre en charge” moyennant parfois un gâchis lié aux dépenses et parfois détournement ou disons défauts de gestion de la part des dits organismes.

Or le système lui même est à la fois générateur de souffrance psychique et guérisseur, du moins il se propose de l’être. Je ne pense pas que la machine soit capable de soigner en masse, tout au plus elle uniformise, formate (écrase) pour, au final générer plus de souffrance psychique.

Je ne crois pas que le regroupement soit l’inverse de l’isolement, je pense que c’est l’attention qui le rompt.

On s’occupe de nous / je veille sur toi.

Que ce soit en actes en paroles ou en échanges “troc”, échange de bons procédés soutient des plus faibles ou simplement conseils, support fraternel, rendraient les choses plus simples. Cela éviterait souvent d’avoir recours à des institutions, ce qui représenterait d’ailleurs une économie.

Une économie humaine en premier lieu. La machine ruine l’humanité.

Qu’est ce que vous en pensez, vous qui pensez ?

Soignez vous avec Alain Souchon foule sentimentale (clip officiel)

Le food-sqatting – Ne jetez plus, laissez pour d’autres.

ATTENTION ! Ne lisez pas cet article si vous ne voulez pas apprendre des choses dégoutantes !

Vous ne l’avez peut être jamais remarqué si vous vivez sur Mars mais tous les jours, des gens font les poubelles pour manger. Vous ne vous êtes peut être jamais aperçu non plus que certaines personnes passent discrètement derrière vous au fast food ou restaurant pour finir vos restes car ils ont faim. J’en fait partie…

Gâchis alimentaire

Près de la moitié de la nourriture sur terre est gâchée / près de la moitié des habitants de la terre sont mal nourris

Ce n’est pas normal, c’est possible de l’éviter.

Participez au food squatting.

Ne jetez plus, laissez pour d’autres, n’ayez pas honte, n’ayez pas peur.

Au restaurant :

Vous êtes client :

  • vous n’avez pas terminé votre repas : Laissez vos restes sur la table en toute bonne conscience, vous rendez service à quelqu’un qui a faim et permettez aussi au personnel de justifier son travail.
  • prenez soin tout de même de porter votre plateau jusqu’à la poubelle dans ce cas, il ne faudrait pas prendre les gens pour vous domestiques non plus.
  • Pensez aussi aux agriculteurs et éleveurs qui se ruinent le dos toute l’année pour pour produire toujours plus pour toujours moins, n’y a t’il pas une belle ironie à jeter quand on y pense ?

Vous faites partie du personnel de restaurant :

  • tournez votre regard cinq minutes, après tout vous, n’êtes pas concernés et il y a bien un plateau à débarrasser à l’autre bout du restaurant non ? D’ailleurs, vous devez être un peu fatigué vous méritez peut être une petite pause, je vous l’offre.

Vous êtes gérant de restaurant et vous craignez pour vous petits sous :

Réfléchissez mieux…

  • 1 en laissant faire, vous allez réaliser dans un premier temps une très belle économie en ce qui concerne le traitement des déchets non recyclables et réduire votre budget sac poubelles d’au moins trente pour cent.
  • Bien sûr, le food-squatter ne paye pas, il n’a pas d’argent mais rien ne vous dit qu’il n’en aura pas un jour, la roue tourne vous savez… Par ce geste, vous gagnez peut-être des clients fidèles, pensez-y, soyez commerciaux.
  • N’ayez pas peur de perdre vos clients au contraire, dites leur simplement que l’humanité c’est ça, que vous auriez des remords à ne pas nourrir ces gens et que cela peut arriver à n’importe qui d’avoir faim un jour, vous serez admiré et, il est même possible que vos clients reprennent une double ration par sécurité après tout “n’importe qui cela pourrait être eux.
  • Rien ne vous empêche de dire à vos clients que c’est une mode qui vient des USA, les gens adorent les modes qui viennent des USA !
  • Vous n’avez rien à perdre dans cette histoire, le héros c’est vous !

Vous êtes food-squatter :

  • Respectez l’endroit et le personnel.
  • Débarrassez votre plateau après usage.
  • Pourquoi pas faire un peu de zèle et porter d’autres plateaux à la poubelle pour soulager le personnel et lui permettre de prendre une pause ?
  • Et habillez vous propre tout de même, vous sortez !

Elle est pas belle la vie ?

Voilà une idée qui méritait bien d’être partagée…

Dans la série les gens formidables : violette

Dans la série des gens formidables, aujourd’hui j’ai envie de vous parler de violette, figure de proue de la résistance !

Violette, c’est une toute petite dame fluette, elle paraît très timide et je pense qu’elle l’est. Elle travaille dans un grand restaurant industriel, celui qui est représenté par un clown sensé rendre les enfants heureux : crusty burger. Toute la journée elle fait le tour de la salle, nettoie les tables, débarrasse les reliefs des clients et vide les poubelles. Elle pourrait être blasée mais non.

Au début, je me posais assez souvent chez krusty-burger pour prendre un café quand j’en avais les moyens et surtout profiter de la wifi et de l’électricité. Quand les moyens financiers se sont réduits à peau de chagrin, j’ai continué à fréquenter l’endroit, je me posais là sans rien consommer, je prenais soin de subtiliser un plateau ou de me poser à une table ou subsistaient des reliefs de repas histoire de passer pour un gentil consommateur et non pas pour un vilain squatter. Et puis, quand ma situation est devenue plus critique et que j’avais vraiment faim j’ai commencé à me nourrir de ces restes, ici ainsi qu’à d’autres endroits.

Violette à toujours eu un sourire et un Bonjour à m’offrir, et réciproquement. J’étais persuadée qu’elle ne me dénonçait pas si elle me prenait à chiper des restes, mais je ne me doutais pas de ce qu’elle allait faire par la suite…

Et puis, un jour, elle a stoppé son chariot juste devant l’endroit où j’étais sagement et discrètement installé, un sandwich disposé sur celui ci, à portée de mon bras et s’est éclipsée deux minutes.

Moi je suis resté dans le doute, je me demandais si elle avait laissé son chariot à portée par distraction ou si c’était à  dessin.  J’ai eu la réponse un peu plus tard , elle s’est dévoilée.

Les jours ont passé, j’y suis retourné et violette à commencé à s’associer à mon action délictueuse. Au début, elle se contentait de me faire un signe pour attirer mon attention sur les plateaux abandonnée et bien garnis et puis de fil en aiguille ses actes résistants sont devenus de plus en plus forts et De moins en moins discrets. Parallèlement j’ai moi même laissé la discrétion de côté, je m’affiche de plus en plus, comme une revendication ou un message pour les clients réguliers.

Quelque-chose à changé dans le petit monde de du krusty-burger du coin, violette ne se cache quasiment plus, ses actes deviennent ostentatoires, organisés et ses collègues commencent à l’imiter…

Est ce le début d’un combat ou d’une nouvelle mode ?

 

Violette, je te décerne le burger d’or de la générosité et du courage !

J’ai autant besoin de vous parler que de garder mes distances.

Bonjour, je m’aperçois que Petit à petit, les abonnés affluent et cela me fait très plaisir. J’apprécie de recevoir tous ces commentaires, vos avis, vos idées. Cependant je ne réponds pas toujours rapidement. Premièrement parce que je dois aller chercher internet et l’électricité à la source mais aussi parfois j’ai besoin de prendre du recul. C’est que ça fait beaucoup à penser et à réfléchir.

Cela dit, je suis vraiment très heureux de recevoir vos pensées que je lis toujours.

Merci.

Continuez !

Des mots pour des gens merveilleux, parceque la vie à n’importe quel instant peut être une aventure formidable.

J’avais promis décrire au sujet de ces rencontres formidables, au sujet de ces gens formidables, ces résistants, “combattants” souvent discrets qui donnent un sens au mot humanité.

Voici la première salve, pour vous raconter une rencontre complètement inattendue que j’ai faite aujourd’hui et qui mérite bien que je boulverse mon calendrier éditorial. J’avais prévu de commencer cette série d’articles pour vous raconter d’autres rencontres, cela viendra plus tard.

(English version to come soon)

Ce matin, enfin disons en début d’après midi, je me suis levé pour me diriger vers la ville afin de trouver de quoi manger entre autres choses. Je pensais que cette journée serait monotone : un dimanche. Et puis au hasard d’une rue, une jeune femme m’ interpelle, très jolie, je ne pouvais pas espérer de meilleur réveil que ce magnifique sourire qu’elle m’a adressé.

Alors je suis allé vers elle, curieux, Continue reading “Des mots pour des gens merveilleux, parceque la vie à n’importe quel instant peut être une aventure formidable.”

Écrire vrai, c’est écrire sans pudeur.

Je ne pensais pas avoir à me soucier de ce que j’écris en démarrant ce blog. Je ne pensais pas avoir à peser mes mots ou m’interroger sur l’impact de ceux-ci. Paraître polémique où non.

Je ne pensais pas être lu, tout simplement.

Alors j’ai écrit les choses comme elles sont venues, pour les dire, pour écrire vrai.

“Écrire vrai, c’est écrire sans pudeur et sans chercher la polémique mais parfois les deux se confondent.”

Êtes vous d’accord avec cette affirmation ?

Alors c’est ça la dignité ?

Pourrir des millions de litres d’eau potable dans les toilettes pour masquer le fait qu’on a quelque chose qui pue au fond…

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